600g      et      300g

Voici l'explication de la fabrication par La Savonnerie

La Savonnerie « Le Serail » est la dernière savonnerie artisanale et traditionnelle de Marseille basée dans la cité Phocéenne.

Dans les années 1900, Marseille grande ville de la Provence voit ses savonneries – une centaine à l’époque – fermer les unes après les autres en raison de l’arrivée massive des lessives.
Un homme, de retour de déportation en Allemagne, Vincent BOETTO, fit le pari de créer en 1949 la Savonnerie le Sérail, afin de perpétuer le savoir-faire et la tradition du véritable savon de Marseille.
Il reprend alors une ferme située à l’intérieur de la ville, et y installe l’équipement nécessaire à la fabrication du cube de savon traditionnel de Marseille, et notamment les chaudrons dans lesquels est fabriquée la pâte à savon.
Aujourd’hui, c’est son fils, Daniel, fier de cet héritage, qui a repris les rênes de la savonnerie en 2009 et qui perpétue le savoir-faire laissé par son père.
Ainsi, l’ensemble du matériel est d’époque, et a été conservé ainsi que toutes les étapes nécessaires à la fabrication du traditionnel savon de Marseille, ce qui lui a d’ailleurs permis d’obtenir le label « Entreprise du Patrimoine vivant » décerné par la CCI de Marseille.

I – Le procédé de fabrication de l’authentique savon de Marseille à la Savonnerie Le Sérail

L’authentique savon de Marseille est fabriqué en chaudron, selon un procédé de saponification spécifique appelé « procédé Marseillais », comportant cinq étapes :


1ère étape :

l’empâtage, ou réaction chimique de saponification

Les huiles d’origines végétales sont chauffées dans un grand chaudron. Sous l’action de la soude et de la chaleur, elles se transforment peu à peu en savon.

2ème étape : le relargage

Le savon étant insoluble dans l’eau salée, cette opération consiste à ajouter du sel marin afin d’entraîner la lessive de soude en excès au fond du chaudron, le savon restant au-dessus.

3ème étape : la cuisson

Cette opération caractérise la saponification et permet la complète transformation des huiles végétales en savon.

4ème étape : le lavage

La pâte de savon est affinée par des lavages, entraînant le glycérol, les impuretés et les acides gras non saponifiés.

5ème étape : la liquidation

Un dernier lavage à l’eau claire amène le savon à l’état final : un savon lisse et pur qui fait la réputation du procédé Marseillais.

Ces différentes opérations prennent environ une semaine.
Chaque chaudron pouvant contenir huit tonnes de pâte à savon.

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Puis vient le coulage.

Le savon est coulé à chaud (70°) dans des bassins appelés « mises », où il va refroidir et se solidifier pendant à peu près trois jours.

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Le découpage

La dalle à savon est ensuite découpée en blocs de 40 à 50 kg avant d’être redécoupés en unités de 1000g – 600g – 400g – 300g.
Tout est fait manuellement sur des machines d’époque.

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Le séchage

Les cubes de savon sont ensuite disposés sur des clayettes, où ils vont sécher à l’air libre pendant une semaine à quinze jours afin que l’eau contenue puisse s’évaporer.

 

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L’estampillage

L’ensemble de la fabrication est artisanale et les cubes vont être estampillés un à un dans des presses à savon comportant des moules à tulipes d’époque.
Le savon est alors marqué sur ses six faces.

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II – De multiples vertus

De nos jours, le retour des valeurs écologiques et économique font ( re) découvrir au consommateur les vertus du savon de Marseille, à la fois bon pour la peau et bon pour l’environnement.

  • Hypoallergénique
  • Biodégradable en moins de 28 jours
  • Recommandé par les dermatologues pour lutter contre la sécheresse cutanée
  • Economique à l’usage

source  : site officiel Le SERAIL